Mobilité Erasmus+ à La Cambre, Bruxelles — Témoignage d’Adrien Bachelart
Au printemps 2026, Adrien Bachelart, étudiant en 2e année de Communication visuelle, a passé un semestre au studio Typographie de La Cambre, à Bruxelles en Belgique, grâce à une bourse Erasmus+. Retour sur son expérience.

Qu’est-ce qui différencie ton établissement d’accueil de l’Ensad Nancy ?
La structure de l’école repose sur de nombreux ateliers, équivalents des options à l’Ensad Nancy, mais plus spécialisés. C’est ce qui m’attirait à La Cambre, même si cela rend l’organisation plus cloisonnée. Les moyens techniques sont liés aux ateliers et donc moins accessibles aux étudiant·es des autres disciplines. Par exemple, un·e étudiant·e en typographie aura plus de difficultés à réaliser un projet en sérigraphie, qui constitue un atelier à part entière. À l’Ensad Nancy, les ateliers techniques sont indépendants des options et plus facilement accessibles à tous·tes. En revanche, cette organisation permet à chaque atelier de fonctionner de manière autonome, sans dépendre des contraintes de calendrier ou des cours des autres ateliers. Elle offre aussi plus de flexibilité aux étudiant·es, qui consacrent les trois premiers jours de la semaine à leur atelier, puis suivent des cours théoriques le reste de la semaine
Qu’as-tu le plus apprécié dans cette expérience ?
Difficile pour moi de ne pas dire le dessin de caractères ! Mais je ne saurais pas choisir entre mes trois cours d’atelier (dessin de caractères, éditions et vidéo) qui étaient tous très enrichissants. Je dirais que le plus appréciable reste le mode sur lequel ils se déroulent : une séance de deux heures sur le principe du suivi individuel ou rendez-vous avec les professeur·es. Ensuite, nous étions assez libres ; cela m’a permis d’avancer sur les projets à mon rythme et de profiter de la Belgique en allant à Anvers, Bruges ou Gand, entre autres.
Qu’est-ce que cela t’apporté pour la suite de ton parcours ?
J’avais trois projets pendant le semestre, et tous étaient assez conséquents, à la fois dans la consigne donnée, et surtout, dans la façon dont j’ai choisi de les mener. Donc je dirais que j’ai pas mal appris dans la manière de les gérer, de façon plus méthodologique. Cette expérience m’a conforté dans l’envie de me professionnaliser dans le dessin de caractères. Je travaille encore sur le projet que j’ai poursuivi durant mon semestre d’échange, une famille de polices qui sera distribuée par la fonderie Blaze Type. C’est une étape importante pour moi.
Quelle photo souhaites-tu partager de ce séjour et pourquoi ?
Ces deux photos sont prises dans l’imprimerie typographique de La Cambre. C’est un atelier que j’ai beaucoup aimé fréquenter, très accessible, vivant et joyeux. Je n’avais jamais composé avec des caractères en plomb ou en bois avant, c’était une belle première approche et cela m’a donné envie de continuer. Sur la photo on peut voir au mur les affiches issues d’un workshop pendant lequel nous avons recomposé des lettres originellement de très petite taille dans un très grand format, à l’aide de pièces Lego.

