Cinéma plasticien

Le cinéma plasticien dont il est question dans cet atelier, ne cherche pas la transparence qui permettrait aux spectateurs de s’identifier psychologiquement et d’oublier ainsi la mise en scène, mais assume pleinement, au contraire, son statut de représentation. Il tente, dans le cadre global d’une narrativité et d’un réalisme minimum intégrés universellement et définissant ce médium, d’en explorer des possibilités esthétiques et formelles différentes basées sur l’agencement moins codifié et donc plus poétique des images et des sons.
L’atelier s’ouvre ainsi par une réflexion sur cette problématique, en s’appuyant sur quelques exemples et analyses de séquences tirées de l’œuvre cinématographique d’artistes. Il se poursuit par des exercices de mise à l’épreuve de cette direction artistique, et s’achève par la réalisation d’objets aboutis correspondant à cette recherche (un court métrage par groupe de six étudiants). L’atelier se différencie des ateliers vidéo par la particularité des postulats fictionnels et narratifs propres au cinéma, par l’usage partiel des codes correspondants, par la filiation une autre histoire et par le travail collectif propre la réalisation des films. Mais il intègre autant que faire se peut la culture plasticienne propre à être diffusée par une école d’art, et les outils spécifiques qui peuvent y être pratiqués : 3D, maquettes, construction de décors…